Le 8 février 2006 à l'UQAM se tenait le 2e Rendez-vous de la démocratie, organisé par le Collectif en collaboration avec l'Institut du Nouveau Monde et le Service aux collectivités de l'UQAM, sur le thème Tension entre le pluralisme politique et la place des régions. Il s'agit d'un aspect très important de la présente consultation car il pose des questions de fond : comment concilier l'atteinte du pluralisme politique tout en conservant une représentation régionale forte? Quel est le plus important entre les deux?
Les participant-es ont d'abord eu droit à une présentation du professeur André Blais sur les divers modèles possibles. Ensuite, trois panélistes présentaient leur modèle préféré. Michèle Asselin a défendu le modèle mixte avec une compensation nationale car il permet la représentation des réalités régionales (à travers 77 circonscriptions) et l'atteinte du pluralisme, tous les votes étant calculés à l'échelle du Québec. Pierre Serré a défendu la proportionnelle régionale pondérée au niveau national car elle assure la représentation des régions à travers des circonscriptions plurinominales (plusieurs député-es pour une région), tout en assurant la proportionnalité des sièges à l'échelle nationale. Enfin, même si la proportionnalité n'est pas parfaite, Henry Milner a défendu un modèle mixte avec une compensation régionale qui lui semble plus "acceptable" pour les gens des régions qui craignent de perdre du pouvoir au profit de Montréal ou de Québec.
Voilà une soirée qui a certainement suscité beaucoup de réflexions chez les personnes présentes dont plusieurs n'ont pas encore arrêté leur opinion.
Pages reliées :
Le poids politique des régions sera respecté, Robert Dutrisac, 30.09.2006
Un consensus possible pour la réforme du mode de scrutin : 14 régions électorales pour davantage respecter la volonté populaire, Henry Milner et Wilf Day, 02.11.2005
Comment le scrutin majoritaire uninominal à un tour peut déformer les résultats électoraux, Henry Milner
Compensation nationale ou régionale : laquelle choisir?, Conseil citoyen pour la démocratie/Outaouais, 26.02.2005