Catherine Achin (dir), Sexe, genre et politique, Economica, 2007
On a souvent avancé que les femmes allaient faire de la politique autrement, voire remédier à la "crise de la représentation". Six ans après l'entrée en vigueur de la loi française sur la parité, qu'en est-il vraiment? Le meilleur équilibre des sexes dans la représentation politique a-t-il affecté la question du genre, autrement dit les rapports sociaux historiquement établis entre le masculin et le féminin et leurs effets sur les comportements des hommes et des femmes? Avec la parité, les stéréotypes de genre ont-ils été affaiblis ou au contraire renforcés? Au terme d'une enquête sociologique de plusieurs années, cet ouvrage propose un bilan complet de la "parité" en politique. Un bilan pour le moins contrasté, parfois surprenant...
Martine Blanc et Christine Cuerrier, Le mentorat en politique auprès des femmes, Montréal, Éditions du remue-ménage, 2007
Le mentorat est reconnu en éducation, dans le domaine du sport, dans le milieu des affaires et dans plusieurs autres secteurs où l’on se soucie de former une relève. Et en politique? Si on y parle rarement de mentorat, chacun sait toutefois que M. W est le poulain de M. X et que le ministre Y est le parrain du député Z. Dans les partis, l’accompagnement personnalisé de la recrue par le politicien expérimenté se concentre souvent en période électorale. Mais les femmes intéressées à s’engager en politique souhaitent autre chose, comme de plus en plus d’hommes d’ailleurs. Elles réclament une relation mentorale qui, au-delà d’un coaching axé sur des stratégies gagnantes à court terme, touche le savoir-vivre et le savoir-être en politique. Cet ouvrage présente un survol des pratiques d’accompagnement au Québec, au Canada, et ailleurs dans le monde, et démontre en quoi le mentorat est une formule à privilégier lorsqu’il s’agit d’encourager les femmes à faire le saut en politique et à persévérer dans cette voie. Nourrie par l’expérience terrain d'un programme pilote du Groupe Femmes, Politique et Démocratie, cette réflexion s’inspire des attentes et besoins exprimés par les femmes elles-mêmes. Un outil indispensable pour toute personne, tout organisme ou tout parti soucieux de favoriser le renouvellement de valeurs démocratiques et de contribuer à accroître la présence des femmes dans les instances politiques.
Paul Cliche, Pour réduire le déficit démocratique. Le scrutin proportionnel, Éditions du Renouveau québécois, 1999
L'auteur propose une formule de scrutin proportionnel adaptée au Québec. Les simulations présentées valident ses propositions et constituent une mise en garde contre une réforme purement cosmétique. Elles démontrent également que seul un scrutin pleinement proportionnel peut faire en sorte que compte la voix de chaque citoyen-ne.
Diane Lamoureux, L'amère Patrie : Féminisme et nationalisme dans le Québec contemporain, Montréal, Éditions du remue-ménage, 2001
Cet essai analyse la pertinence du projet souverainiste québécois à partir de la philosophie politique - en examinant l'histoire des notions de souveraineté, de citoyenneté et de nation - et du féminisme - en considérant la place des femmes dans ce projet. Pour en savoir plus, consultez la conclusion de cet essai et Femmes de choc.
Diane Lamoureux, Citoyennes? Femmes, droit de vote et démocratie. Montréal, Éditions du remue-ménage, 1989
Voici relatées les péripéties de la lutte pour l'obtention du droit de vote pour les femmes au Québec et au Canada. Outre le portrait qu'elle brosse d'Idola Saint-Jean, l'auteure étudie la notion de citoyenneté et présente une réflexion théorique sur la contribution du féminisme contemporain au débat sur la démocratisation politique et sociale.
Jocelyne Lamoureux, Nancy Guberman, Jennifer Beeman, Danielle Fournier et Lise Gervais, Le défi des pratiques démocratiques dans les groupes de femmes, Montréal, Éditions St-Martin, 2004
Les auteures de cet ouvrage s'interrogent sur les enjeux et analysent le défi des pratiques démocratiques dans les groupes de femmes du Québec. Inspiré de travaux de théoriciennes féministes sur la démocratie et sur les diverses initiatives du mouvement des femmes tout en prenant en compte l'horizon d'une démocratie inclusive et plurielle, cet ouvrage se veut une contribution aux débats actuels sur l'importance de la parole et de la place réelle de toutes les femmes dans leurs associations. Quoique portant spécifiquement sur les groupes de femmes, les questions et analyses présentées serviront à tout organisme qui vise la réappropriation du pouvoir et la citoyenneté active de ses membres.
André Larocque. Au pouvoir, citoyens! Mettre fin à l'usurpation des partis politiques, BLG inc., 2006
Les Québécois-es se font flouer par les partis politiques. Ce sont les partis qui contrôlent le gouvernement, font les lois, prennent les décisions, se financent à même les fonds publics. C'est pourquoi tant de citoyen-nes ont perdu foi en leurs élu-es qui doivent d'abord et avant tout allégeance au parti auxquels ils appartiennent et à son chef. Dans un langage simple et clair, André Larocque fait l'examen du triste état des liens que les citoyen-nes entretiennent aujourd'hui avec les élu-es, les partis politiques et les institutions en général. Il préconise des changements urgents à nos institutions ainsi qu'au mode de scrutin actuel, "démocratiquement infect" comme disait René Lévesque. La souveraineté de l'État du Québec est une illusion si le peuple n'est pas d'abord souverain politiquement. Le temps est venu d'instaurer une véritable démocratie citoyenne! Sous-ministre à la Réforme des institutions démocratiques dans les deux gouvernements de René Lévesque, André Larocque est aujourd'hui professeur associé à l'École nationale d'administration publique et vice-président du Mouvement Démocratie et Citoyenneté du Québec.
Jacques Lazure. Abolir les partis politiques, Éditions Libre pensée, 2006
Imaginez des élections où les député-es seraient élus pour leurs compétences. Imaginez un gouvernement débarrassé de ce chef qui choisit ses ministres et qui nomme ses ami-es à la tête des sociétés d'État, un gouvernement dans lequel les représentant-es du peuple ne seraient plus d'éternel-les opposant-es, mais des personnes qui collaborent au bien commun, sans avoir à se rallier à une ligne de parti. Selon Jacques Lazure, le vice le plus fondamental des partis politiques, c'est la quête du pouvoir. Ensuite seulement, on travaille au bien commun. Pour aspirer au pouvoir, il faut faire élire des député-es. "C'est le nombre qui prime, pas la qualité", dit-il. Du coup, les idées sont moins importantes que les stratégies électoralistes.
Chantal Maillé, Cherchez la femme, Montréal, Éditions du remue-ménage, 2002
L'auteure examine les contributions des femmes aux débats constitutionnels. Elle décrit leur participation et présente les commentaires qu'elle a recueillis à ce sujet auprès de groupes de femmes. Elle a en outre interrogé trente citoyennes engagées ou leaders d'opinion afin de mieux cerner leur intérêt pour ces questions. Enfin, elle analyse les conditions qui pourraient favoriser l'insertion des femmes dans les structures politiques officielles en cherchant à dépasser les explications traditionnelles de la sous-représentation des femmes dans ce domaine.
Chantal Maillé, Les Québécoises et la conquête du pouvoir politique, Montréal, Éditions Saint-Martin, 1990
Cet ouvrage décrit certaines étapes de l'affirmation politique des Québécoises, de la conquête de la représentation à l'émergence d'une élite politique féminine au Québec. L'auteure a interrogé 20 femmes connues, activement impliquées sur la scène politique, présentes sur la scène municipale ou provinciale des années 1970 et 1980. Ces témoignages montrent comment ces femmes se sont taillé une place en politique, les multiples obstacles qu'elles ont recontrés, leurs opinions à l'égard du féminisme et leurs appréciations des différences entre elles et les hommes sur le plan du pouvoir et de la politique.
Bérengère Marques-Pereira, La citoyenneté politique des femmes, Éditions Armand Colin, 2003
L'auteure retrace les chemins de l'exclusion et de l'inclusion politiques des femmes en Europe occidentale et sur le continent américain. La première partie s'attache aux bases doctrinales qui ont fondé exclusion et inclusion, et relate les expériences qui, de l'exclusion politique des femmes, aboutissent à la reconnaissance de leur citoyenneté. La seconde partie décrit les instruments juridiques internationaux qui ont légitimé cette reconnaissance et l'aspiration d'un plein exercice par les femmes de leur droit de citoyenneté. Elle confronte ensuite les débats anglo-saxons et francophones sur genre, citoyenneté et représentation, pour aborder enfin les enjeux actuels que constituent les mesures de quotas et la parité.
Henry Milner, La compétence civique : comment les citoyens informés contribuent au bon fonctionnement de la démocratie, Québec, Presses de l'Université Laval, 2004
Plusieurs causes expliquent la baisse de la participation aux élections, mais on invoque rarement l'affaiblissement des connaissances politiques des citoyen-nes. Pourtant, peut-on vraiment s'attendre à ce que les gens qui ne suivent pas l'actualité politique aillent voter? L'auteur compare l'aptitude des sociétés à participer à la vie politique de 15 pays d'Europe et d'Amérique du Nord, d'Australie et de Nouvelle-Zélande. Dans les sociétés à faible culture politique, les groupes économiquement défavorisés ont du mal à défendre leurs intérêts puisque leur maigre formation civique les exclut souvent de la vie publique. À l'inverse, dans les pays à forte culture politique, on tend à adopter des politiques qui tiennent compte des intérêts de tous les secteurs de la société parce que tous sont incités à s'engager dans la vie publique. L'auteur préconise une réforme des institutions politiques visant à les inciter à mieux contribuer à la formation des citoyen-nes.
Pierre Serré, Deux poids, deux mesures. L'impact du vote des non-francophones au Québec, Montréal, VLB éditeur, 2002
L'auteur présente les résultats d'une étude scientifique qu'il a menée à partir de données fiables (recensements et résultats officiels des élections de 1970 à 1997). En tenant compte des distorsions que produit le mode de scrutin majoritaire, il peut ainsi mesurer précisément l'effet du vote en bloc des non-francophones dans l'élection des gouvernements du Québec et dans la répartition des sià¨ges et des portefeuilles ministériels. Pour en savoir plus, lire un extrait de la conclusion et cet article de Gérald Leblanc.
Évelyne Tardy, L'égalité hommes-femmes? Le militantisme politique au Québec : le PQ et le PLQ, Éditions Hurtubise HMH, 2003
La politique est-elle encore un monde d'hommes? L'auteure a mené une enquête exhaustive auprès de militant-es des deux plus anciens partis politiques du Québec. Elle a tenté d'identifier les contraintes que rencontrent les militantes. Résultat : les femmes ne sont pas exclues des partis, mais elles n'occupent pas les postes d'avant-scène. Il existe un blocage dans les mentalités des partis qui contribue à la sous-représentation des femmes.
Évelyne Tardy, avec la collaboration d'André Bernard, Militer au féminin, Montréal, Éditions du remue-ménage, 1995
Au Québec, des milliers de femmes consacrent temps et argent au militantisme dans des organisations vouées à la cause des femmes. Qui sont ces femmes? Pourquoi militent-elles? Comment voient-elles et abordent-elles les rapports de pouvoir inhérents au militantisme? Militer au féminin est le résultat d'une vaste enquête auprès de 428 membres de la FFQ et des organismes qui lui sont affiliés.
Louise Toupin et Micheline Dumont. La pensée féministe au Québec. Anthologie 1900-1985, Éditions du remue-ménage, 2003
Au Québec comme ailleurs dans le monde, de nombreux combats ont été menés dès le début du XXe siècle par des femmes d'avant-garde décidées à faire valoir les droits de l'autre moitié de la population. Les auteures ont choisi de faire appel directement aux textes de militantes, en les regroupant par périodes et par thématiques. Des textes signés par des femmes très connues, comme Marie Gérin-Lajoie ou Thérèse Casgrain, et par d'autres qui sont restées dans l'ombre, illustrent ainsi l'évolution de la pensée féministe dans de nombreux domaines parmi lesquels les droits civiques, l'engagement et la représentation politique des femmes.
Manon Tremblay, 100 questions sur les femmes et la politique, Montréal, Éditions du remue-ménage, 2008
Quelle est la première femme élue députée dans un parlement national? L’électorat et les médias sont-ils sexistes? La vie familiale pose-t-elle vraiment obstacle à la participation des femmes en politique? Quelle place les femmes occupent-elles au sein des gouvernements à travers le monde? Comment expliquer l’avant-gardisme des pays nordiques en matière de féminisation des parlements? Les quotas électoraux sont-ils une mesure efficace pour accroître le nombre de femmes au Parlement? Faut-il que le Québec change son mode de scrutin pour accroître le nombre de femmes à l’Assemblée nationale? Est-il utopique de penser qu’une femme pourrait être première ministre du Québec ou du Canada dans un avenir rapproché? Ce ne sont là que quelques-unes des 100 questions auxquelles ce livre apporte des éléments de réponse tout en évoquant les principaux enjeux et débats actuels. Pour en savoir plus.
Manon Tremblay, Thanh-Huyen Ballmer-Cao, Bérengère Marques-Pereira et Mariette Sineau, (dir.), Genre, citoyenneté et représentation, Sainte-Foy, PUL, 2007
Cet ouvrage traite d’une tension : celle entre égalité et différences, une tension qui ne date pas d’hier. Très longtemps, ce dilemme a été négocié en ignorant les femmes ou en les assimilant aux hommes. Or, depuis les années 1970, une foule d’événements a contribué à tirer les femmes de l’ombre où les compréhensions traditionnelles de la citoyenneté et de la représentation les avaient cloisonnées. La notion de genre a joué un rôle d’avant-scène dans ce processus d’individuation/affirmation. Cet ouvrage s’inscrit dans une volonté de revoir les notions de citoyenneté et de représentation sous l’éclairage critique du genre et ce, en privilégiant la francophonie européenne et québécoise.
Manon Tremblay, Femmes et parlements : un regard international, Montréal, Éditions du remue-ménage, 2005
Si les femmes ont peu à peu obtenu le droit de vote et le droit de se présenter aux élections, pourquoi n'occupent-elles aujourd'hui que 15% des sièges dans les parlements du monde, malgré leur poids démographique? Comment augmenter cette moyenne pour atteindre une représentation équitable? Une brochette de spécialistes explorent ces questions et bien d'autres dans cet ouvrage qui couvre 37 pays répartis sur les cinq continents. Le caractère universel et systémique des obstacles ressort clairement. En démocratie comme en dictature, dans les pays du Nord comme du Sud, ils sont économiques, sociaux, religieux. Une autre caractéristique commune se dégage : d'importants progrès ont été réalisés là o๠le mouvement des femmes a collaboré avec les femmes politiques (et les hommes), que ce soit dans les partis ou dans le cadre parlementaire.
Manon Tremblay, Québécoises et représentation parlementaire, Presses de l'Université Laval, 2005
De quelle façon les Québécoises sont-elles représentées à l'Assemblée nationale, à la Chambre des communes et au Sénat? Peut-on espérer que les femmes, un jour, seront plus nombreuses sur les banquettes des espaces parlementaires du Québec? Québécoises et représentation parlementaire apporte des réponses à ces questions. La conclusion de cet ouvrage évalue un remède souvent évoqué pour remédier à la faible présence des femmes en politique : une réforme du mode de scrutin du Québec.
Manon Tremblay, Des femmes au Parlement. Une stratégie féministe?, Montréal, Éditions du remue-ménage, 1999
Vaut-il la peine d'élire plus de femmes en politique? L'auteure prend position en faveur de l'élection de femmes, à condition qu'elles soient féministes, tout en se demandant dans quelle mesure on peut s'attendre à ce que leur présence transforme ce monde masculin qu'est la politique. À partir de témoignages de députées, elle analyse la capacité d'action des politiciennes en faveur des femmes.
Manon Tremblay et Caroline Andrew (dir.), Femmes et représentation politique au Québec et au Canada, Montréal, Éditions du remue-ménage, 1997
S'il est encore vrai que les femmes ne jouent souvent qu'un rôle secondaire dans la vie politique, les réflexions présentées ici témoignent pourtant d'une volonté de s'affranchir de ce statut de citoyennes de seconde catégorie et ce, par de multiples stratégies : se réapproprier le savoir, intégrer toutes les instances du pouvoir politique, intervenir sur les décisions de l'État, développer de nouvelles formes de représentation politique. On trouvera dans cet ouvrage un large éventail de questionnements portant sur les notions mêmes de citoyenneté et de représentation politique, sur la transformation des rapports des femmes à l'État, ainsi que sur leur participation aux diverses institutions démocratiques : des partis politiques aux instances juridiques, aux commissions scolaires et aux comités régionaux et municipaux, en passant par les groupes féministes, les femmes remettent en question les frontières de leur citoyenneté. Inclut des textes de plusieurs auteures.
Dernière mise à jour de cette page le 09.11.2009.